Douleurs chroniques

Charpentier Alexandra

Psychologue

Le système de la douleur et la douleur chronique.


Le système de la douleur est un système vital dont nous avons besoin pour prendre connaissance de lésions ou d'autres problèmes dont nous devons absolument nous occuper. Cependant, il arrive que soit ce système se dérègle et envoie des signaux douloureux en l'absence de lésions, soit que ces lésions soient permanentes et donc le signal douloureux aussi. Dans ces deux cas,  au-delà de 6 mois, ces douleurs sont considérées comme chroniques.

Les difficultés rencontrées


Par définition la douleur est désagréable, cela est déjà une difficulté en soi. Mais cette difficulté va en engendree beaucoup d'autres:


- les difficultés à bouger (sport, tâches ménagères, travail, jardinage, marche, etc.)

- l'irritabilité

- les problèmes des concentration qui peuvent provoquer des problèmes de mémoire

- problèmes de sommeil

- coût des soins médicaux

-...


Ces difficultés vont elles-mêmes engendrer d'autres problèmes:


- la fatigue

- l'isolement social

- l'incompréhension de l'entourage

- la perte ou l'adaptation d'un emploi

- la diminution de l'estime de soi

- la diminution des émotions positives

- les démarches administratives

-...

En fait, tout est interlié et le cercle vicieux peut très vite s'installer et aller jusqu'à l'épuisement puis la dépression.


Les moyens d'actions


Au-delà de 6 mois il y a peu de chance que ces douleurs puissent totalement disparaitre, cependant il existe plein de moyens différents soit pour les atténuer soit pour le rendre plus vivables. Pour cela il faut comprendre que beaucoup de facteurs influencent cette douleur. Il y a bien entendu l'aspect médical (les lésions, le système nerveux...), mais il y a également l'aspect moteur et l'aspect psychologique.


L'aspect médical

Les médicaments sont souvent nécessaires. Cependant, si vous êtes douloureux chroniques, vous êtes bien placés pour savoir qu'ils ont une action limitée et que certains finissent même pas ne plus faire effet. Il existe également certaines opérations dans certains cas avec des résultats plus ou moins satisfaisant. Heureusement, le corps médical n'est pas le seul à pouvoir vous aider.

L'aspect moteur

Concernant la mobilisation physique, il est important de trouver un juste milieu: ni trop (pour ne pas aggraver les lésions), ni trop peu (pour ne pas déshabituer le corps). De plus, il est important de bouger correctement. Pour cela, il est vivement recommandé d'avoir un suivi kinésithérapeutique. D'autres solutions sont également intéressantes comme la gym douce (yoga, qi gong, tai chi...) ou l'aide d'un ergothérapeute (bonnes positions, matériel adapté, trucs et astuces...).


L'aspect psycholgique

Il faut savoir que les émotions négatives peuvent jouer un rôle direct et indirect sur les douleurs. Tout d'abord, le stress et les émotions négatives font que l'ont est crispé, or la crispation entretient les douleurs. Ensuite, éprouver des émotions négatives peut nous amener à nous démotiver et à bouger de moins en moins, ce qui déshabitue le corps au mouvement.


C'est sur ce versant que je peux intervenir et vous aider, le but étant d'augmenter les sources d'émotions positives et de diminuer les sources d'émotions négatives. Pour cela, on peut travailler directement sur les émotions (outils de gestion des émotions)  mais également sur le comportement (ex: mettre en place des activités agréables et valorisantes adaptées)  et les  croyances négatives (ex: "je suis nulle", "je suis paresseuse", "j'en suis incapable"...) .


Dans le cas de douleurs liées à un traumatisme psychologie, l'EMDR est également une solution intéressante.